Article - Attention, la hausse des forfaits hospitaliers est entrée en vigueur

Des hausses de plusieurs forfaits hospitaliers ont pris effet les 1er mars et 1er avril afin de réaliser 400 millions d’euros “d’économies” pour l’Assurance-maladie. Un transfert pur et simple vers les mutuelles et les patients.

Plusieurs décrets parus le 1er mars dernier sont venus officialiser des mesures contenues dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2026.
Ainsi, le forfait hospitalier, qui couvre les frais de repas et d’une chambre à l’hôpital, est passé de 20 à 23 euros. Dans les services de psychiatrie, ce forfait a grimpé de 15 à 17 euros. Le forfait “patients urgences”, facturé pour chaque passage aux urgences sans hospitalisation, a également augmenté, pour atteindre 23 euros, contre 19,61 euros auparavant. Un autre décret publié le 1er mars 2026 prévoit la hausse des tarifs nationaux journaliers pratiqués par les établissements de santé, comme les hôpitaux publics ou les cliniques privées. Hospitalisations, soins ambulatoires, actes chirurgicaux, séjours en centre de rééducation et de réadaptation vont coûter plus cher. L’hospitalisation à domicile (HAD) voit aussi sa tarification grimper. Au total, ce sont 400 millions d’euros d’”économies” qui sont visés pour l’Assurance maladie en 2026. Un montant qui sera à la charge des mutuelles, car celles-ci ont l’obligation, dans le cadre des contrats responsables, de les rembourser. On demande donc 400 millions d’euros aux organismes complémentaires. Quant aux 3 millions de Français qui n’ont pas de mutuelle, ils subiront directement les hausses.
Ces hausses vont donc impacter les patients les moins bien couverts et ceux qui consultent souvent et surtout des spécialistes, à savoir les plus de 65 ans.

Près de 80 % des Français disposent d’une complémentaire santé, mais restent mal couverts sur l’hospitalisation. Pensez à vérifier la vôtre pour, si besoin, la faire évoluer.